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Publié le 13/02/2017 à 00h00

Quand la sensibilité des animaux atteint les loubards : le Père Gilbert et la médiation animale

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Le prêtre le plus atypique de France, invité par le Pape François pour fêter ses 80 ans, n’a qu’une seule ambition : sortir les jeunes de la rue et pour cela se faire aider par les animaux.

Depuis 41 ans, le père Guy Gilbert se fait remarquer par son blouson Perfecto qu’il ne quitte pas, son langage très fleuri, ses longs cheveux gris et ses Santiags.
C’est à lui que les juges d’enfants s’adressent pour essayer de sauver les cas les plus durs : multirécidivistes, ils ne trouvent plus leur place dans la société, le père Gilbert et ses méthodes constituent souvent un dernier recours. Son cas nous a interessés car le père Gilbert aime les animaux et en fait des auxiliaires précieux dans son centre.

"Aimons ces bêtes qui nous rendent humains" Guy Gilbert

La nature et 150 animaux pour des enfants en perte de repères  

Avec une équipe d’éducateurs, il arrive à sauver sept enfants par an.  Sa méthode est simple : il les emmène au milieu de la nature, dans les gorges du Verdon des Alpes de Haute Provence. Le premier village est à 7 km, l’enfant abandonne vite l’idée de faire une fugue.

Les jeunes sont accueillis à Faucon, une ferme qui comprend un ranch, une bergerie, une étable, un poulailler et un parc permettant d’accueillir 150 animaux.

Le père Guy Gilbert a beaucoup observé et s’est rendu compte qu'un jeune enfant pouvait être touché par la souffrance animale, être triste et bouleversé lorsqu’une vache était malade au point de s'inquiéter et de rester auprès d'elle.

L’animal arrive donc à atteindre le coeur endurci d’adolescents qui ont vécu une enfance particulièrement dure. C'est à partir de cette constatation que le Père Gilbert a compris que les animaux pouvaient être des auxiliaires précieux pour les éducateurs. 


Le père l’explique en disant que l’animal ne ment pas, ne triche pas, ne viole pas et ne tue que lorsqu’il a faim. C’est une ligne de vie inconnue aux plus durs.

De nouvelles règles de vie pour ces ados en révolte 

Mais un cheminement doit se faire. Une fois à la ferme, le jeune commence le plus souvent par critiquer tout, ne pas vouloir aider et ne pas aimer les animaux, être dans une posture négative.

Personne ne lui reproche ce comportement mais il est tenu de suivre l’emploi du temps imposé par le rythme de la ferme : il se lève à 7 h 30 pour aller s’occuper et nourrir les animaux. Il doit nettoyer les enclos comme les autres, entretenir et respecter la nature.

Pour un gosse de banlieue, le changement est radical et même parfois indigeste. Il le fait quand même sentant inconsciemment qu’il a eu le droit à une dernière chance, le père pouvant le renvoyer dans un foyer à tout moment.

Au début, il doit s’occuper de toutes les espèces d’animaux sans distinction. Les premiers pas sont durs et le jeune n’a pas de souhait ni d’idée pour son avenir.

Il faut deux mois pour que l’enfant commence à changer.

Une relation indescriptible se crée et l’enfant finit toujours par s’attacher à un animal plutôt qu’à un autre. Cela peut être un phacochère, un sanglier, un paon même si c’est un peu plus dur. Il en devient alors responsable.
Le changement se fait tout doucement, le jeune commence à avoir des idées pour son avenir. Il envisage une formation, un métier et recommence à faire des projets. Souvent analphabète, il accepte le travail scolaire.

Ce qui est remarquable c'est que cette éducation ne prend pas une ride avec le temps et réussit toutes les fois.

Elle déclenche une sensibilité propre à chaque jeune. Les mots de père Guy Gilbert sont :

«  Pour permettre de développer ces aspects : l’originalité est de baser l’approche éducative sur la relation de l’animal. La Bergerie de Faucon permet au jeune d’évoluer d’un comportement agressif, négatif vers un comportement équilibré, raisonné et lui fait découvrir sa potentialité d’attention à l’autre à travers les animaux »

Le père Guy Gilbert fait des conférences passionnantes, il transmet ses connaissances à travers toute la France. Il est très accessible, très simple et accepte encore de se déplacer pour partager son expérience.

90 lieux d’accueil de jeunes se sont créés en France et à l’étranger sur le modèle de Faucon et des centaines de centres se sont inspirés de l’expérience Zoopédagogique développée à Faucon.

Source : Association Père Guy Gilbert - Bergerie de faucon 

Contributeur valerie.lagauche

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