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Publié le 16/06/2014 à 16h29

Prévention maladie : Faites stérilisez votre furette !

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Club Francais des Amateurs du Furet

PREVENTION MALADIE : Stérilisez votre furette !

 

L'aplasie médullaire

Une furette en chaleur présente le risque de développer une maladie courante très grave et souvent mortelle : L'APLASIE MEDULLAIRE

Une furette qui ne reproduit pas doit impérativement être stérilisée chirurgicalement (ovariohystérectomie : l'idéal étant d'intervenir à l'âge de 6 mois avant l'arrivée des premières chaleurs.

Lors de la période de reproduction, la femelle en chaleur sécrète des oestrogènes jusqu'à ce qu'elle soit fécondée. Cette production d'hormones peut durer des mois jusqu'à ce que ces hormones toxiques pour les cellules médullaires provoquent une anémie sévère, des saignements (problème de coagulation), une production limitée de globules blancs, d'hématies et de plaquettes et une perte d'immunité rendant l'animal sensible aux infections bactériennes. Les symptômes peuvent apparaître après seulement un mois d’œstrus.

Toutes les femelles sont exposées à cette anémie aplasique mortelle.

La reproduction n'est pas une bonne alternative si elle n'a pas été désirée, préparée et réfléchie, elle ne doit jamais se pratiquer dans l'urgence. Une furette en chaleur depuis plusieurs mois est déjà affaiblie et une gestation n'améliorera pas son état bien au contraire.
Une furette atteinte d'aplasie médullaire n'est pas forcément condamnée mais elle doit être soignée d'urgence : consultez rapidement un vétérinaire spécialisé.


L'APLASIE MEDULLAIRE :

Définition : l'aplasie médullaire est une affection de la moelle osseuse.

La furette présente un cycle sexuel particulier. Les chaleurs démarrent au printemps avec l'allongement des jours (elles se caractérisent par un gonflement de la vulve et des écoulements de mucus) et s'arrêtent si elle s'accouple, l'ovulation étant provoquée par le coït. Sinon elles se prolongent durant toute la saison de reproduction (jusqu'à 120 jours). Pendant cette période les ovaires produisent des hormones sexuelles femelles, les oestrogènes qui à haute dose et à long terme sont toxiques pour les cellules de la moelle osseuse, les cellules mères qui produisent les cellules du sang : globules rouges, plaquettes, leucocytes (cellules de la défense immunitaire).

Symptômes : une anémie (diminution des globules rouges) avec fatigue, anorexie (chute d'appétit), perte de poids, et une alopécie (perte des poils). Puis la maladie s'aggrave avec des troubles de la coagulation et l‘apparition d'infections (car diminution des leucocytes qui sont les cellules de la défense immunitaire). L'utérus sous l'effet des hormones femelles à haute dose devient sensible aux infections secondaires (métrite, pyomêtre).
Le symptôme le plus marquant est la perte de poil qui démarre généralement par la queue et la base du dos et peut s'étendre sur tout le corps laissant la furette totalement nue.
La furette devient apathique (reste prostrée) et par moment semble fragilisée au niveau des membres inférieurs. Sa vulve reste hypertrophiée durant tout ce temps. Les signes d'alerte sont la pâleur des muqueuses ou encore des hématomes (hémorragies sous-cutanées). Mais il est souvent trop tard car on est déjà à un stade avancé de l'aplasie. Une fois la maladie déclarée, l'issue est fatale et aucun traitement ne peut plus sauver l'animal.

Il s'agit donc d'une affection d'apparition progressive (chronique) et toutes les furettes qui demeurent en chaleur développent au moins une anémie (diminution de la population des cellules de la moelle) et une sur deux développe une anémie aplasique (forme grave avec destruction de la moelle sans régénération des globules rouges). Même si le danger n'est pas immédiat, il faut retenir cependant que selon le siège des complications (hémorragie au niveau du cerveau, infection utérine grave….) la mort peut survenir dés la 4 ème semaine des chaleurs. Même si ce cas est rare, il n'est pas négligeable.

Dans le meilleur des cas, une furette non stérilisée qui ne reproduit pas ne survit pas plus de 3 ans à cette intoxication répétée chaque année.

Comment peut-on prévenir l’aplasie médullaire ?

La meilleure prévention consiste à effectuer la stérilisation avant même les premières chaleurs de la femelle, à partir de 6 mois.

Si l’on n’a pas les moyens financiers pour payer une stérilisation, vaut-il mieux se lancer dans la reproduction ?

Non, simplement parce qu’une fois le sevrage des petits passé, la femelle sera de nouveau candidate à l'aplasie si elle n'est pas stérilisée. L'intervention vous coûtera bien moins cher que d'élever les petits, une femelle pouvant mettre au monde une dizaine de bébés par portée et parfois plus, sans oublier qu’il arrive qu’une furette ait 2 portées en une année. Il vous faudra nourrir les petits jusqu’à leur placement : un investissement non négligeable en croquettes de bonne qualité (pour chaton), en lait maternisé, en pâtée, en litière, en vermifuge, et surtout en temps…

Peut-on faire opérer sa furette alors qu’elle est déjà en chaleur ?

Oui, la chirurgie reste réalisable tant que la furette ne présente pas des symptômes d’anémie. Dans le cas contraire il faudra déclencher artificiellement l’ovulation et traiter l’anémie.

Que faire si on ne peut pas faire stériliser une furette (en cas d’anémie), et qu’on ne veut pas la faire reproduire ?

S’il arrive malgré tout que la stérilisation soit empêchée par des chaleurs déjà déclarées, il est possible de stimuler artificiellement l'ovulation par injection d’hormones, 15 jours après le début des chaleurs, avant de stériliser la femelle. Il arrive que l’œdème vulvaire ne diminue pas et une seconde injection s'avère alors nécessaire la semaine suivante. Si vous envisagez une future portée et que les premières chaleurs arrivent avant l'âge de 6 mois, il est préférable d'avoir recours à cette injection pour épargner une gestation à votre furette en pleine croissance. Il est vivement conseillé alors d'attendre les suivantes.

Quelle est la différence entre l’ovariectomie et l’ovariohystérectomie ?

Il est possible de pratiquer soit l'ovariectomie (ablation des ovaires seulement) ou alors l'ovariohystérectomie (ablation des ovaires et de l’utérus). De nombreux vétérinaires préfèrent la seconde intervention pour éviter le risque «d'oubli d'un morceau d'ovaire» lors de l'ovariectomie. Ce reste de tissu ovarien continue à produire des oestrogènes et la furette est encore exposée à l'aplasie médullaire, même après la stérilisation. L'ovariohystérectomie est aussi un bon moyen pour prévenir un éventuel pyomètre ou autre affection utérine.

 

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