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Publié le 01/09/2013 à 00h07

Bebb et la complainte du phoque en baie de Somme

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Bebb / Actuanimaux

Cet été, pêcheurs à pied, pêcheurs professionnels, plaisanciers se sentant menacés ont décidé "l'union sacrée" contre les phoques dont on avait pourtant fêté le retour en Baie de Somme en 1970.

Baie de Somme : création d'un collectif contre les phoques !

Le programme prôné par certains est plutôt radical tandis que d’autres affichent une volonté de cohabitation.  

Entre les tenants du  « Les phoques on n’en veut pas ! » et ceux qui disent « Les phoques sont là. Il faut vivre avec, il est hors de question de les abattre. » y a-t-il une solution, une réconciliation possible ? 

Les phoques concurrents des pêcheurs 

Le phoque est gourmand avec ses 2 à 4 kilos de poissons avalés par jour. Il est malin aussi, capable de détruire les pièges  mis en place pour capturer les poissons… il serait même agressif dans certains cas disputant âprement sa ration de poissons aux professionnels de la pêche.

Bref on l’aura compris ce mammifère marin nonchalant qui s’étire voluptueusement sur le sable de la baie d’Authie au grand plaisir des touristes ne plait pas à tout le monde. 

Son retour dans la région avait pourtant suscité une grande sympathie et son statut d’animal protégé semblait ne plus être remis en cause.  Les 470 phoques répartis entre baie de Somme,  baie d'Authie et  baie de la Canche sont désormais dans le collimateur.  

Maintenant et malgré l’absence de données chiffrées scientifiques, ils sont devenus les boucs émissaires de tous les problèmes de pêche.  Les esprits sont déjà exaspérés par la création en 2012 d’une réserve où la pêche est interdite ce qui raréfie encore plus les possibles prélèvements. Dans ce contexte les privilèges du  phoque, la sollicitude dont il est l'objet, paraissent exorbitants à certains.

Le phoque, un bouc émissaire commode ? 

Tant pis si les soles sont moins prolifiques, c’est la faute aux phoques, tant pis si la surpêche vide les océans de la planète ça doit être la faute aux phoques de la Baie d’Authie, tant pis si le gaspillage de poissons pêchés et rejetés à la mer est considérable et criminel, c’est le phoque avec ses quelques kilos de pêche par jour qui déséquilibre les écosystèmes.

De quoi susciter des vocations chez les activistes de la gâchette qui sont prêts à en découdre comme leurs aïeux l'avaient déjà fait dans le passé causant la disparition des mammifères marins à la fin du XIX ème siècle.  

Et si on parlait du vrai gaspillage des ressources marines ?

On aimerait une telle véhémence, une telle détermination pour lutter contre le gaspillage des ressources marines par les humains. A côté nos chers phoques de la baie de Somme sont, il faut bien le dire,  des gagne-petit avec leurs quelques kilos de prélèvements quotidiens. 

D'après une étude de 2005 les rejets dans l'Atlantique Nord étaient estimés à 1.332.000 tonnes par an, soit 13 % du volume des prises. Pour la mer du Nord, l'estimation se situait dans une fourchette de 500.000 à 880.000 tonnes.

Les chalutiers européens rejettent à la mer une quantité significative des poissons, crustacés et mollusques qu'ils capturent, ces organismes ne survivant généralement pas à leur séjour hors de l’eau. 

Les phoques c’est bon pour le tourisme 

Les phoques sont pourtant plébiscités par les promeneurs et touristes , ce qui crée une économie non négligeable où les souvenirs à l’effigie des phoques ont une place de choix.  Depuis la polémique concernant le maintien des phoques en baie de Somme les affaires n’ont jamais aussi bien marché.  De quoi faire réfléchir en ce monde où le profit est un arbitre incontournable. Espérons le pour les phoques picards bien loin de se douter des menaces qui pèsent sur eux..

Une histoire qui se répète 

Réimplantés après une disparition d'un siècle pour cause de chasse intensive les phoques sont à nouveau menacés. Toujours pour les mêmes raisons : la concurrence avec les pêcheurs. Au milieu du 19 ème siècle la population de phoques a été décimée par la chasse, matraquée impitoyablement sur les bancs de sable. 

Des pistes qui passent par un contrôle des naissances de phoques et la stérilisation des femelles sont à explorer mais cela suppose  la levée de la protection règlementaire dont bénéficie cette espèce au niveau européen et... une volonté de trouver une solution autre que le massacre.

Des  données chiffrées  sur l'impact de la présence des phoques en Baie de Somme sont attendues prochainement,  On espère de tout coeur que l'intelligence et le respect de la nature triompheront. Rappelons que le phoque des côte picardes représente 60 % de l'effectif national. 

Source :

Bebb AA

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