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Publié le 08/03/2017 à 00h00

Témoignage de Laure : comment j'ai sauvé et sociabilisé Everest, chaton orphelin de 100 g. 1er épisode

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Laure

Everest, c'est ce beau chat gris qui a fait l'objet d'un Avis de Recherche sur notre site. Un avis de recherche malheureusement toujours en cours.

L'histoire de ce chat nous avait touchés. C'était un minuscule chaton qui avait été trouvé plus mort que vif et avait survécu, contre toute attente... Ce miracle avait été rendu possible grâce à l'ingéniosité et l'amour de sa mère de substitution : Laure.

Nous avons demandé à Laure de nous raconter les détails de ce sauvetage car nous avons pensé qu'au delà de cette histoire touchante et d'autant plus émouvante que l'incertitude sur le sort d'Everest est toujours d'actualité, il était important de partager avec les internautes ce témoignage qui pouvait permettre de sauver d'autres petites vies...

 

 

 

 

 

EVEREST MINUSCULE ORPHELIN - Episode un : « Le premier âge »

Everest, petit tigre de poche de 100 g, en survie 

Lorsque ce petit chaton gris-bleu arriva à la maison, plus mort que vif, la question de sa survie prédominait.

Il était resté évanoui sur le bitume pendant plus de 10 heures sous le cagnard du mois de juillet, comme nous l’avons appris plus tard. Sous-alimenté, déshydraté, les yeux sales et fermés, de la vermine grouillait sur lui. On l’aurait cru mort tant son tout petit corps était comme cartonné, rigide et sec. Nous pensions qu’il ne passerait pas la nuit. Il fut isolé dans le garage pour ne pas infester les autres animaux. Commençant par lui faire couler un peu d’eau dans la gueule, il reçût ensuite toute les deux ou trois heures, même de nuit, une mixture tiédie à base de lait coupé d’eau, de jaune d’oeuf et d’un peu de crème, en attendant de pouvoir aller chez le vétérinaire à la fin du weekend.

Petit tigre de poche qui pesait à peine 100 g, il revint vite à la vie. Et affamé, debout sur ses pattes arrières - bien qu’il puisse à peine marcher encore ni presque ouvrir les yeux - il grimpait férocement toujours plus haut sur mes mains, mes bras, si bien que je dus mettre des gants en cuir pour le manipuler doucement.

Comme il grimpait si bien, il fut baptisé Everest. Le véto nous donna des biberons et du lait maternel en poudre, un spray pour traiter les parasites et nous expliqua comment le « papouiller » pour lui faire faire ses besoins.

 Il revint vite à la vie

Nous avions organisé une nurserie dans la grande baignoire de la salle de bain. En quelques jours seulement, il devint un magnifique petit chaton de luxe, avec des yeux bleus très confiants. Et je devins mère chat, entendant miauler dans ma tête.

Cependant, séparé de sa mère trop précocement, le chaton peut développer de graves troubles du comportement, devenir agressif ou excessivement attaché.

 

Observer le comportement des chatons pour devenir une maman chat de substitution

Je n’avais vraiment aucune idée sur cela encore, mais petite j’étais bien souvent avec les animaux de la ferme en montagne. Telle Heidi, à 4 ans ou 5 ans, je passais mes journées avec eux, couchée dans la niche des chiens ou jouant sous le ventre des douces Salers. Ainsi je me sens proche des animaux ; je les « comprends » sur une base intuitive, où les attitudes, les postures, les odeurs sont plus importantes que les mots des humains. Mais une fois adulte, cet instinct furtif hélas peut se perdre par trop de raison, et pour en revenir à Everest, je sentais qu’il fallait faire quelque chose, sans savoir encore quoi. Ma sœur m’offrit le livre « L’éducation du chat » du Dr. Joël Dehasse, qui me fut une bonne base. Puis je passais du temps dans la roulotte d’une jeune fille qui avait une maman chat et deux chatons, afin que je puisse observer leur comportement. Je vis que pendant et en dehors des tétées, ils passaient du temps à « pattouner » leur mère, ou à se « pattouner » l’un l’autre. Mais il y avait des moments où la mère laissait ses petits tous seuls aussi.

Je les observais ainsi, tentant de rentrer dans le rythme de leurs ronrons, couchée près d’eux. Un grand calme tendre s’en dégageait. A la maison, Je découpais des morceaux d’un tissu gris-bleu en fausse fourrure de mouton (en coton pour pouvoir le laver) dont je fis plusieurs usages. Le premier pour les tétées. Je faisais un rouleau et plaçait le minou dedans, laissant dépasser la tête, ce qui lui permettait de « pattouner » à son aise tout en tétant et en étant tranquillisé, car affamé ce petit tigre impatient ne trouvait pas la tétine en s’agitant trop et me blessait les mains sans le vouloir. Je devais mettre des gants en cuir (voyez ses griffes sur les photos !). Je mettais aussi des morceaux de fourrure pour le coucher ou pour le manipuler, mais j’avais beaucoup de contact de peau avec lui aussi.

 

Everest en béatitude. Nourri, nettoyé et « papouillé », visiblement content !

La nurserie quelques semaines plus tard : une caisse de transport sans la porte, peaux de mouton et doudous pour se réfugier, jouets, eau et un peu de croquettes pour jeunes chatons, mini litière bricolée dans une boite de taboulé. Le tout placé dans une grande baignoire en sécurisant les robinets pour éviter les accidents. Une très grande hygiène. Mais pour un bon développement, ces aspects techniques ne sont pas tout.

Everest et la fourrure sur la poche de mon tablier en train de «pattouner» mes doigts, avec déjà ce regard mystérieux qu’on les chats quand ils le font.

 

Le contact avec la peau  

Je portais Everest pendant mes activités, tout doucement contre moi tel un petit kangourou, et juste autant qu’il semblait l’apprécier.

Il pouvait ainsi observer et s’intéresser à son nouveau monde tout en confiance.

Cependant de grandes siestes au calme lui étaient nécessaires aussi

 

De grandes siestes au calme, apprendre à rester seul. Et du caca-kaki…

Je profite de ce moment d’intimité pour vous parler « caca ». Avant de quitter la couche où ils sont nés, c’est la mère chat qui s’occupe de tout. Les petits sont encore trop faibles pour pousser leurs excréments hors de leur corps. La mère chat les lèche longuement en appuyant un peu sur leur petit ventre jusqu’à ce que mon frère appelle «  la mayonnaise » soit expulsée. Ainsi ils ont une bonne digestion et sont toujours bien propres. Sans mère chat, il faut veiller à ce que les matières fécales soient expulsées grâce à des massages réguliers. En guise de léchages, un gant de toilette tiède et bien essoré.

 

La prise de poids à contrôler : Pour ma part je trouvais que le plus difficile était de trouver les bonnes quantités et les bons dosages pour les biberons, Everest ayant été trouvé sous-alimenté et déshydraté, sa vie semblant si fragile, nous devions essayer chaque jour ce qui nous semblait le mieux pour son bien-être et sa survie sans pouvoir nous fier aux tableaux de dosage inscrits sur la boite du lait. Everest de son côté semblait apprécier tout, même le pesage dans la balance de cuisine ! Il doubla son poids rapidement, le voici à plus de 200g.

 

Premières sorties prudentes sous très haute surveillance

Prête à bondir sur lui, ma chienne braque de Weimar (ici fermement attachée) fait connaissance d’Everest, Ce n’est pas gagné !… politique des tous petits pas.

 

La suite au prochain épisode ...

 

Source :

Laure de C.

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