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Publié le 17/06/2012 à 11h02

L'extraordinaire Pompon, chat noir et porte bonheur

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Actuanimaux

Comment ce petit chat noir, tout chétif à la naissance, a-t-il pu sauver une vie ? C'est l' histoire émouvante que nous voulons partager avec vous car elle rend justice aux chats noirs et tord le cou aux supertitions stupides.

 

Pompon, au départ chaton minuscule mal en point 

Pompon, nouveau né, mal en point, yeux collés, était l'unique rescapé d'une fratrie de 4 chats, minuscule boule de poils déposée par sa mère un jour d'août 1961 dans le jardin d'amis des chats.

La minette a eu raison de confier son bébé à cette famille, puisque Pompon, réconforté, soigné, sauvé, ne l'a plus quittée jusqu'à sa mort, 19 ans plus tard. Voici donc son histoire.

Pompon, 19 ans de la vie d'un chat extraordinaire

C'est Nicole, la petite fille qui a grandi avec lui et que nous avons connue par un commentaire sur notre blog qui nous la fait revivre :

"Ma mère l'a mis dans un carton à côté de leur lit et s'est occupée de lui. Il a dû comprendre qu'elle l'avait sauvé, car de toute sa vie (qui fut longue : 19 ans !) elle a toujours été son humain préféré. Il ne la quittait pas d'un pas et dormait souvent sur ses genoux. Une jolie histoire, me direz-vous, mais qu'a-t-elle d'extraordinaire ? 

Un chat noir vraiment porte-bonheur 

Ceci : le chat Pompon a sauvé la vie de mon petit frère. Il avait quelques mois, et mon frère environ 4 ans. Il dormait encore dans la chambre de nos parents, à l'étage, et ma mère était à la salle à manger, au rez-de-chaussée. Je précise qu'elle avait un très mauvais odorat, ce qui est important pour la suite.

À côté de la chambre se trouvait une pièce à tout faire, stockage et buanderie, et ma mère avait mis une machine de linge à tourner. À cette époque, c'était une machine à gaz, alimentée par une bouteille. Il y a eu un problème, et le tuyau de la machine a commencé à brûler et à dégager une épaisse fumée blanche. 

Quand un chat sauve un enfant 

Pompon est venu chercher ma mère au rez-de-chaussée, miaulant et l'attirant dans l'escalier, lui qui était un jeune chat très calme et peu revendicateur. Elle a fini par comprendre et le suivre dans l'escalier. Arrivée en haut, elle a constaté les dégâts et a vite sorti mon frère de son lit (il était dans un lit à barreaux dont, même à 4 ans, il n'aurait pas pu sortir seul.) Si le chat ne l'avait pas prévenue, mon frère aurait peut-être été asphyxié dans son lit, car la fumée montait mais n'était pas encore descendue.

De ce jour, Pompon a acquis un statut spécial dans la famille ! Tous les matins, il prenait le petit déjeuner avec mes parents, assis derrière la "barrière" constituée d'un paquet de biscottes, car mon père n'aimait pas trop les poils de chat dans son café au lait. 

Quand nous mangions de la glace au chocolat, qu'il adorait, Pompon était assis sur les genoux de ma mère et mangeait sa petite portion dans sa propre assiette, les pattes proprement posée sur le bord de la table. 

 Sa maîtresse hospitalisée : la seule fugue de Pompon

C'était un chat calme (et castré) qui n'est jamais sorti de la maison, sauf une fois, des années plus tard : quand ma mère est partie une dizaine de jours à l'hôpital pour une opération, il s'est faufilé entre les jambes de ma grand-mère et il a disparu dans la rue. Mon père et mon frère l'ont cherché et appelé dans tout le quartier, en vain. 

Tous les jours, ma mère demandait des nouvelles de son chat, et mon père lui disait que "tout allait bien", mais elle avait compris qu'il y avait un problème et que quelque chose avait dû arriver. 

Pourtant, le jour de son retour, Pompon était à la maison et lui a fait une fête d'enfer !

Pompon revenu la veille du retour de sa maîtresse

Que s'était-il passé ? Le soir précédant son retour, mon père et mon frère (ma sœur et moi étions déjà parties de la maison pour finir nos études) ont entendu des miaulements dans le "retenaou". Ce mot occitan désigne une allée aveugle, qui était située derrière la fenêtre de la cuisine, à l'opposé de la porte par où le chat s'était enfui, en fait, de l'autre côté du pâté de maison. Ils sont allés ouvrir la petite fenêtre de la cuisine, et là, ils ont vu Pompon, assis dans l'allée en question, qui attendait.

Les miaulements, c'étaient les quatre ou cinq matous qui l'avaient accompagné qui les poussaient ! Mon père a arraché le grillage qui protégeait la fenêtre (le retenaou était une allée assez moche et sale où passaient parfois des rats...) et Pompon est remonté et est rentré. Les autres chats lui ont fait un dernier concert de miaulements et sont repartis. 

Pompon sauvé à son tour 

Pompon a vécu près de 19 ans, toujours choyé et soigné.

Ma mère lui a "rendu la politesse" de son sauvetage de mon frère, car, quand le chat, des années plus tard, était assis tranquillement sur le pas de la porte de leur loge (ils étaient gardiens dans une résidence à ce moment) et qu'un abruti de gamin, qui passait avec son chien, a dit au chien "d'attaquer" en voyant le chat, elle s'est précipitée et a mis sa main dans la gueule du chien pour l'empêcher d'attraper Pompon par le cou.

Elle a été mordue assez profondément, la police est intervenue et ma mère a dû avoir une piqûre antirabique. Les policiers ont vertement tancé le gamin, qui a juré qu'il ne referait jamais cette bêtise. Heureusement, le chien, placé en observation, n'avait pas la rage et a été rendu à ses maîtres. Les parents du gamin sont venus présenter leurs excuses à ma mère.

Le dernier ronron de Pompon pour sa maitresse 

Puis Pompon a développé un cancer sur le flanc. Comme il continuait à manger et ne souffrait pas, la vétérinaire avait dit que mes parents pouvaient le garder. Il mangeait de moins en moins, mais faisait toujours des mamours à ma mère. Il dormait à côté du lit, sur un carton, car il ne pouvait plus grimper sur le lit. Le dernier matin, ma mère s'est levée et est allée tout de suite le voir. Il a levé la tête, a ronronné une dernière fois et il est mort dans ses bras.

Elle pleurait en me téléphonant, ce jour de mars 1980. Pompon a été enterré dans le jardin où il était né. Ma mère a eu tant de chagrin qu'elle n'a jamais voulu reprendre de chat. Mon père aurait bien aimé, mais elle était la "femme d'un seul chat". Elle a toujours aimé nos chats et joué avec, mais elle a eu un seul chat dans sa vie, et c'était Pompon. Elle est toujours de ce monde. Elle aura 89 ans en juin, et elle n'a jamais oublié son chat. 

Pompon ne sera pas oublié, il est dans le coeur de toute sa famille et aussi sur le site du cimetière virtuel pour animaux.

Epilogue

5 janvier 2015

"Notre mère nous a quittés en juin dernier, elle avait 93 ans et quand on lui parlait de Pompon, malgré la dégradation due à son grand âge, on voyait bien qu'elle s'en souvenait encore. Elle confondait parfois son mari, notre père, décédé huit ans plus tôt, avec son propre père, mais elle se souvenait de son chat ! S'il existe un paradis, j'espère qu'elle l'y a retrouvé..."

Source :

Actuanimaux

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